L’impact de la CAN sur l’immobilier au Maroc : ce qui change vraiment

La CAN booste la location meublĂ©e et tend certains quartiers. DĂ©couvrez les vrais impacts sur prix, demande et investissement au Maroc 🏠

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17 jan. 2026

Cadre lit en bois brun avec couvre-lit blanc à cÎté d'une table de chevet en bois brun

Cadre lit en bois brun avec couvre-lit blanc à cÎté d'une table de chevet en bois brun

Le Maroc n’accueille pas seulement des matchs. Il accueille des flux, des habitudes qui bougent, des quartiers qui se tendent, des propriĂ©taires qui se posent la mĂȘme question au mĂȘme moment : “Est-ce que je loue ? Est-ce que je vends ? Est-ce que j’attends ?”

Depuis le 21 dĂ©cembre 2025 et jusqu’au 18 janvier 2026, la CAN se joue au Maroc, dans six villes hĂŽtes et plusieurs stades, avec une finale prĂ©vue Ă  Rabat.

Et quand un Ă©vĂ©nement de cette taille se pose sur un pays, l’immobilier rĂ©agit comme une peau : il se tend lĂ  oĂč ça chauffe, il se contracte lĂ  oĂč ça gĂȘne, et il garde parfois des traces aprĂšs le dernier coup de sifflet.

Ce qui suit, c’est l’impact rĂ©el, sans fantasme : sur la location, sur la vente, sur les prix, sur les quartiers, et surtout sur vos dĂ©cisions si vous ĂȘtes propriĂ©taire, investisseur, ou simplement en recherche de logement.

Quand la CAN arrive, l’immobilier change de rythme avant mĂȘme le premier match

Il y a un dĂ©tail que beaucoup sous-estiment : l’effet immobilier commence bien avant la compĂ©tition.

Les semaines qui prĂ©cĂšdent, on voit apparaĂźtre une logique de “mise en beautĂ©â€ accĂ©lĂ©rĂ©e. Des propriĂ©taires retapent vite une salle de bain, changent une literie, refont un salon, modernisent une cuisine. Pas forcĂ©ment pour vendre, mais pour passer en location meublĂ©e, parce que la demande Ă©vĂ©nementielle paie la tranquillitĂ© d’esprit : un logement propre, net, prĂȘt, dans un quartier pratique.

En parallĂšle, certains vendeurs ralentissent. Ils se disent : “Pourquoi brader maintenant si je peux louer fort pendant la CAN, puis vendre aprĂšs ?” Ce comportement existe dans beaucoup de villes qui accueillent des grands Ă©vĂ©nements : la vente se fige parfois, la location s’échauffe. Des analyses sur d’autres mĂ©ga-Ă©vĂ©nements montrent justement que l’impact dĂ©pend du timing et peut ĂȘtre irrĂ©gulier, avec des phases d’euphorie puis de correction.

Au Maroc, cet effet est particuliĂšrement visible dans les villes hĂŽtes annoncĂ©es, parce que la CAN n’est pas “une ambiance nationale” seulement : c’est une carte prĂ©cise de dĂ©placements et de nuits Ă  rĂ©server, concentrĂ©es sur des zones clĂ©s.

La location (surtout meublée) est la premiÚre à exploser

La CAN fait monter une demande qui n’est pas la demande habituelle.

Ce n’est pas “je cherche un appartement pour l’annĂ©e”. C’est “je cherche un logement maintenant, pour 3 nuits, 7 nuits, 12 nuits”. Et cette logique change tout : elle transforme des biens ordinaires en produits premium temporaires, simplement parce qu’ils sont disponibles, bien situĂ©s, et rassurants.

À Casablanca, Rabat, Tanger, mais aussi Marrakech, Agadir et FĂšs, l’évĂ©nement a Ă©tĂ© conçu sur plusieurs stades et plusieurs villes, ce qui diffuse la demande
 tout en crĂ©ant des pics trĂšs violents autour des matchs dĂ©cisifs.

C’est lĂ  que naĂźt le vrai sujet immobilier de la CAN : la location courte durĂ©e.

Elle profite de trois moteurs trĂšs concrets.

Le premier moteur, c’est la saturation. Quand les solutions â€œĂ©videntes” (hĂŽtels, rĂ©sidences) se remplissent, les visiteurs basculent vers la location meublĂ©e.

Le deuxiĂšme moteur, c’est le besoin de contrĂŽle. Un groupe de supporters prĂ©fĂšre un salon, une cuisine, un espace Ă  lui. Une famille prĂ©fĂšre un logement stable et calme plutĂŽt qu’une chambre.

Le troisiĂšme moteur, c’est la confiance. Pendant les grands matchs, personne n’a envie de tomber sur une annonce floue, une fausse promesse, ou une visite inutile. Sur ces pĂ©riodes, l’annonce la plus claire et la plus fiable gagne, mĂȘme si elle n’est pas la moins chĂšre.

C’est aussi pour ça que les requĂȘtes explosent sur des formulations trĂšs “marocaines” et trĂšs directes : “location appartement Casablanca pas cher”, “location meublĂ©e Rabat Hay Riad”, “appartement Ă  louer Tanger corniche”, ou encore “location courte durĂ©e proche stade”.

Les prix : hausse locale, pas miracle national

On entend souvent : “La CAN va faire flamber l’immobilier au Maroc.” La rĂ©alitĂ© est plus subtile.

La CAN n’augmente pas les prix partout. Elle tend les prix lĂ  oĂč la demande se concentre : certains quartiers, certaines distances, certains axes.

Dans les villes hĂŽtes, les zones les plus impactĂ©es sont gĂ©nĂ©ralement celles qui combinent accessibilitĂ© et vie quotidienne : proximitĂ© transports, cafĂ©s, sĂ©curitĂ©, routes simples, stationnement possible, et quartiers oĂč l’on peut bouger sans “galĂ©rer”.

Ce qui monte le plus vite, ce n’est pas forcĂ©ment le prix de vente au mĂštre carrĂ©. C’est d’abord le prix psychologique de la nuit, du sĂ©jour, du “tout compris”.

Et c’est logique : un propriĂ©taire peut hĂ©siter Ă  augmenter son prix de vente (long terme, comparaison, nĂ©gociation). En revanche, en location meublĂ©e, l’évĂ©nement crĂ©e une urgence qui accepte plus facilement une prime temporaire, surtout sur les demi-finales et la finale.

Les demi-finales : le pic immobilier le plus rentable

Il y a un moment oĂč la demande devient Ă©motionnelle. Ce moment, c’est gĂ©nĂ©ralement la pĂ©riode des demi-finales, juste avant la grande finale.

À ce stade, tout change.

Les supporters qui suivaient de loin veulent “ĂȘtre là”. Ceux qui avaient rĂ©servĂ© quelques jours prolongent. Ceux qui hĂ©sitaient confirment. Ceux qui viennent de l’étranger arrivent en derniĂšre minute. Et la disponibilitĂ© fond.

Ce qui se passe alors sur le marchĂ© locatif est trĂšs simple : le prix n’est plus guidĂ© par “la moyenne” mais par “la raretĂ©â€. Le logement correct, bien situĂ©, avec une annonce sĂ©rieuse, part vite. Le logement flou, mal prĂ©sentĂ©, ou mal gĂ©rĂ©, reste sur le carreau — mĂȘme s’il est moins cher.

D’ailleurs, la compĂ©tition elle-mĂȘme est structurĂ©e avec un calendrier clair jusqu’au 18 janvier 2026, ce qui rend ces pics prĂ©visibles pour les propriĂ©taires organisĂ©s.

Les infrastructures : l’impact le plus durable, mais pas automatique

L’autre effet immobilier, plus profond, ce n’est pas la location. C’est la ville.

Le Maroc utilise la CAN comme un test grandeur nature de ses capacitĂ©s d’accueil, notamment dans la perspective de la Coupe du monde 2030. Plusieurs mĂ©dias ont soulignĂ© l’ampleur des investissements et des rĂ©novations autour des stades et des rĂ©seaux de transport.

Or, dùs qu’on parle d’infrastructures, l’immobilier suit, mais pas de façon magique.

Si une rĂ©novation de stade s’accompagne d’une meilleure accessibilitĂ©, d’une meilleure circulation, de quartiers plus vivants et mieux connectĂ©s, alors l’attractivitĂ© rĂ©sidentielle peut progresser, surtout pour la location longue durĂ©e et l’investissement locatif.

Mais si l’infrastructure “brille” sans s’intĂ©grer Ă  la vie quotidienne, l’effet peut retomber aprĂšs l’évĂ©nement. C’est ce que rappellent aussi des analyses sur le cycle immobilier des grandes compĂ©titions : boom, puis risque de bulle locale, puis correction si rien ne tient dans le temps.

Le bon rĂ©flexe, cĂŽtĂ© propriĂ©taire, est donc de raisonner en deux temps : “profit court terme” pendant la CAN, puis “valeur d’usage” aprĂšs la CAN.

L’effet image : la vitrine qui rassure les investisseurs et les MRE

Il y a un impact qu’on ne voit pas sur une annonce, mais qui compte Ă©normĂ©ment : la perception.

Quand un pays organise correctement un Ă©vĂ©nement continental, il envoie un signal : stabilitĂ©, capacitĂ© logistique, attractivitĂ©, ambition. Plusieurs analyses rĂ©centes relient d’ailleurs la CAN au rĂŽle de “rĂ©pĂ©tition” avant 2030.

Dans l’immobilier, cette vitrine a un effet sur certains profils : les MRE, les acheteurs qui cherchent un pied-Ă -terre, ou ceux qui investissent dans une ville oĂč ils veulent revenir plus souvent.

Cela ne veut pas dire “les prix vont tous monter”. Cela veut dire : la discussion change. Certains acheteurs deviennent plus confiants. Certains investisseurs se disent : “Je veux ĂȘtre placĂ© avant que le pays continue sa montĂ©e en puissance touristique et Ă©vĂ©nementielle.”

Le risque cachĂ© : arnaques, spĂ©culation, et loyers “hors-sol”

Quand l’argent arrive vite, les dĂ©rives arrivent aussi.

Pendant la CAN, le marchĂ© de la location peut attirer des pratiques agressives : prix incohĂ©rents, annonces copiĂ©es, faux propriĂ©taires, exigences absurdes, logements mal prĂ©parĂ©s. Et cĂŽtĂ© locataires marocains, il peut y avoir une tension : “On augmente tout, et nous on fait comment ?”

C’est exactement pour ça qu’un marchĂ© sain repose sur la clartĂ© : annonce complĂšte, photos rĂ©elles, localisation honnĂȘte, rĂšgles simples, contrat clair, Ă©tat des lieux. Plus l’évĂ©nement est proche des demi-finales, plus cette rigueur devient rentable, parce que la demande choisit la fiabilitĂ©.

Comment Housing Place transforme la CAN en opportunité  sans stress

L’impact de la CAN sur l’immobilier est puissant, mais il rĂ©compense les propriĂ©taires structurĂ©s, pas les improvisateurs.

Housing Place s’inscrit dans ce besoin marocain trĂšs concret : gagner du temps, Ă©viter les mauvaises surprises, et mettre en relation sur une base de confiance.

Si vous ĂȘtes propriĂ©taire, l’idĂ©e n’est pas seulement de “profiter”. L’idĂ©e, c’est de le faire proprement : une annonce claire, une location meublĂ©e bien prĂ©sentĂ©e, une gestion simple des demandes, et une expĂ©rience qui protĂšge votre bien et votre tranquillitĂ©.

Si vous ĂȘtes locataire, l’idĂ©e est l’inverse : trouver un logement rĂ©el, disponible, cohĂ©rent en prix, sans tomber dans le piĂšge des annonces obsolĂštes.

Pour aller plus loin, vous pouvez renvoyer vos lecteurs vers des pages internes Housing Place du type “Location appartement Casablanca”, “Location meublĂ©e Rabat”, “Location Ă  Tanger”, ou vers un “simulateur de rentabilitĂ© locative” dĂ©diĂ© aux pĂ©riodes d’évĂ©nements.

Ne passez pas à cÎté : la CAN finit, mais les bons choix restent

La CAN se termine le 18 janvier 2026. Mais l’immobilier, lui, garde ce que l’évĂ©nement aura rĂ©ellement changĂ© : des quartiers plus visibles, des habitudes de location courte durĂ©e plus installĂ©es, des propriĂ©taires plus conscients du potentiel du meublĂ©, et une vitrine internationale qui peut continuer Ă  travailler en arriĂšre-plan.

Si vous avez un bien dans une ville hĂŽte, retenez ceci : la CAN n’est pas un ticket de loterie. C’est un accĂ©lĂ©rateur. Et un accĂ©lĂ©rateur rĂ©compense ceux qui prĂ©parent, cadrent et rassurent.

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